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alerte Un bébé de huit jours placé en famille d’accueil

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Un bébé de huit jours placé en famille d’accueil

Mayenne – 22 Février

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Les services sociaux ont retiré le nourrisson alors que le couple se trouvait toujours à la maternité du centre hospitalier de Laval. | Archives Ouest-France

Mikaël PICHARD.

Un couple de personnes légèrement handicapées s’est vu retirer, jeudi dernier, son nourrisson, alors qu’il se trouvait à la maternité de Laval. Le ciel leur est tombé sur la tête.

« C’est infect ! On ne comprend pas ce qui nous arrive », indique William Orillu, le compagnon d’Emmanuelle Houal. Depuis jeudi matin, la fille de ce couple de Lavallois, Léna, âgée de huit jours, a été placée en famille d’accueil. Ils ne savent pas où est leur bébé. Ils ne comprennent pas pourquoi leur fille leur a été enlevée par les services sociaux. Les faits ont eu lieu alors que le couple se trouvait toujours à la maternité du centre hospitalier de Laval.

« On ne sait pas où elle est… »

William Orillu et sa compagne sont atteints d’un handicap léger. Emmanuelle Houal est également épileptique. Ils ont un toit, un travail. Ils vivent de manière tout à fait autonome.

« Ma soeur est arrivée à la maternité le 12 février, raconte Marie-Josée Boutillier, une des soeurs d’Emmanuelle Houal. Tout se passait sans aucun problème. Mercredi, une des responsables sages-femmes a dit à ma soeur qu’elle et son bébé n’allaient finalement pas sortir le jour même. » Emmanuelle Houal s’emporte. Elle dit qu’elle « sortira quand même », rapporte Marie-Josée Boutillier.

Moins de deux heures après ce coup de colère, tout se précipite. « Une cadre sage-femme est entrée dans la chambre de ma soeur avec quelqu’un des services sociaux, rapporte Marie-Josée Boutillier. Cette personne a dit à ma soeur que, vu qu’elle était épileptique et qu’elle travaillait en Esat (atelier protégé), cela allait être compliqué pour elle de s’occuper de son enfant. Et que son bébé allait être placé de façon provisoire. Le temps qu’une enquête soit menée… »

Léna est placée en famille d’accueil dès le lendemain. C’est-à-dire depuis jeudi. « On ne sait pas où elle est », indique, tout aussi désemparé que le reste de la famille, André Houal, le grand-père du nourrisson.

« Ce type de procédure est exceptionnel », indique André-Gwenaël Pors, le directeur du centre hospitalier de Laval. Secret médical oblige, il n’en dira pas plus. Mais parle bien « d’une décision collégiale » qu’il ne « remet pas en cause ».

La famille a adressé, hier vendredi, un courrier au procureur de la République de Laval et au directeur de l’hôpital de Laval. « On attend très vite un courrier du juge pour enfants. Tout se passait bien à la maternité, avec Léna. Ni moi, ni Emmanuelle n’allons tenir longtemps comme ça », indique William Orillu, le père.

« Il y a quelques années, Emmanuelle avait travaillé six mois dans une crèche à Betton, en Ille-et-Vilaine. Dire qu’elle serait incapable de s’occuper de sa fille… conclut, plus qu’amère, Marie-Josée Boutillier. Elle est rentrée chez elle avec son compagnon. Et une chambre de bébé vide. »

La première des préoccupations de la famille est de récupérer Léna. Mais elle n’exclut pas de porter plainte contre l’hôpital. « Le psy de l’Esat où Emmanuelle travaille est sidéré par ce qui s’est passé, assure Marie-Josée Boutillier. Tout comme le sont plusieurs personnes du centre hospitalier de Laval. »



04/05/2014
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