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LE SYSTÈME DE L’ENFANT-MARCHANDISE

LE SYSTÈME DE L’ENFANT-MARCHANDISE

9 MAI 2017

La nécessité de supprimer l’ASE est plus urgente que jamais. Mais avant tout, la priorité est de définanciariser tout le système de la protection de l’enfance, fondé depuis les lois de décentralisation sur une logique absurde qui permet tous les abus, à commencer par le plus abject, celui du placement abusif.
 
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Aucun système, aucune institution, aucune administration ne peut être réformée ou transformée en s’appuyant sur ceux qui les ont conduits à des échecs successifset répétés au long des années, parfois des décennies. Tel est le cas de l’Aide sociale à l’enfance, qui remplace les anciennes DDASS depuis  les lois de décentralisations de 1983.

Pour remplir à bien sa mission de service public, celle de l’accompagnement des familles en difficultés et la protection de l’enfance en danger, l’Aide sociale à l’enfance, autrement dénommée ASE par acronyme, fait appel à des associations de droits privé principalement financées par les conseils départementaux. Il arrive qu’elles le soient aussi, par des biais beaucoup plus sinueux et moins légitimes, par le ministère de la Justice, dont dépend la direction de la protection judiciaire de la jeunesse. Dans tous les cas, nous avons affaire à des associations financées par l’argent public, donc par le contribuable.

Comme bien souvent, dans la protection de l’enfance comme dans d’autres domaines, l’État leur procure des moyens conséquents afin que les politiques publiques afférentes puissent être mises en œuvre. Passons outre les livres, reportages ou articles de propagande publiés ou réalisés à la commande pour le compte des services sociaux qui pleurent misère, en réclamant toujours plus d’argent ou de moyens, alors que les chiffres démontrent, au contraire, que le secteur n’est pas en manque de subsides. Il serait plutôt d’un appétit dévorant, toujours plus grand, toujours plus féroce, toujours plus hypocrite. La question qui se pose n’est bien entendu pas de remettre en cause l’investissement de l’État dans la protection de l’enfance, mais de savoir comment et à quoi sert cette masse d’argent colossale, aujourd’hui dépensée sans aucun résultat probant ni aucun contrôle public d’ailleurs.1

Le système actuel, tel qu’il est organisé et conçu, a transformé l’enfant en marchandise. En effet, les associations qui gèrent les mesures judiciaires de placements facturent aux conseils départementaux des tarifs journaliers particulièrement élevés. Et bien que ces tarifs soient variables en fonction des départements, la moyenne s’élève environ à 7000 euros par mois et par enfant placé. Or, le scandale des placements abusifs, qui ne cessent de prendre de l’ampleur, faute de courage politique et judiciaire, révèle que des dizaines de milliers d’enfants, pour ne pas dire des centaines de milliers, sont arrachés à des familles aimantes, sans motif de danger légitime, afin de permettre aux services sociaux d’encaisser l’argent des collectivités et d’en faire ce que bon leur semble, puisqu’absolument aucun contrôle n’est effectué sur ces dépenses d’argent public.

Et c’est bien parce que ce système est absurde qu’il a permis aux plus cupides d’organiser le trafic socio-judicaire du placement abusif. Nous disons :

« Si vous avez des enfants en danger, nous vous donnerons de l’argent pour les protéger. »

En conséquence de quoi nous trouvons des gens pour nous répondre :

« J’ai des enfants en danger, donnez-moi l’argent, je les protègerai. »

Quand ces enfants n’existent pas, ou quand il n’y en a pas assez pour assurer des revenus conséquents permettant de nourrir tous les réseaux participants à cette forfaiture, ils sont créés de toute pièce, à l’appui de faux rapports des services sociaux, des professionnels de santé complices, de certains policiers parjures, et de magistrats qui n’ont que le statut mais jamais la dignité que nous sommes en droit d’attendre d’un juge, particulièrement quand il s’agit d’un juge des enfants.

La France, pays des droits de l’homme, ne peut continuer à monnayer plus longtemps la protection de ses propres enfants. L’enfant n’est pas une marchandise. Tant que nous proposerons de l’argent en échange de services prétendument sociaux à des structures de droit privé, protégées par une justice parallèle et arbitraire, les abus iront grandissant, comme le démontrent les chiffres, là encore, puisque le nombre de placements ne cessent d’augmenter depuis plusieurs années.

La décentralisation a causé un tort considérable à la protection de l’enfance.Chaque mineur est devenu une source de revenu potentiel pour les professionnels du secteur. Or, c’est une aberration. Seuls des fonctionnaires peuvent prendre en charge des mesures d’investigations judiciaires auprès des familles et les mesures de placement dès lors qu’elles sont absolument nécessaires. Encore ces fonctionnaires doivent-ils être contrôlés de manière réelle et effective, et sanctionnables facilement en cas de dérives ou d’abus. Le système actuel coûte plus cher que la masse salariale qui en découlerait pour l’état. D’autant plus que le coût social est encore bien plus considérable, si l’on prend en compte que la vie de toutes ces familles et de tous ces enfants volés est détruite à jamais.

Aucun enjeu financier ne doit découler de la protection d’un enfant. Des solutions existent : supprimer l’Ase, échec aussi retentissant que le RSI,  cesser de financer des associations de droit privé pour prendre en charge investigations et mesures de placements, fonctionnariser le personnel de la protection de l’enfance, créer un comité de surveillance parfaitement indépendant du secteur et des différents ministères concernés, comme la justice ou les affaires sociales. Il faudra aussi favoriser et faciliter l’adoption, mise en échec par les services sociaux pour lesquels elle n’offre aucune rentabilité.

Alors, peut-être, le pays des droits de l’homme cessera-t-il de marcher sur une jambe de bois.

http://www.violette-justice.com



12/01/2018
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